Tour de France
Présentation et Historique de la D.B HBR5 Le Mans de 1957
1957 D.B HBR5 LE MANS USINE
Carte grise française Châssis n° 916 / 924 (cf. texte) Unique survivante des trois D.B d’usine engagées aux 24 Heures du Mans 1957
Palmarès conséquent : Grand Prix de Rouen, Grand Prix de Caen, Tour de France Automobile, Tour de Corse, 3 Heures de Pau, Coupe de Vitesse à Montlhéry…
Restauration exemplaire
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Année de construction : 1957
- A l’origine, châssis n°916, barquette
- 24 heures du Mans 1957 : 3 voitures immatriculées le 05/06/1957, le châssis n°916 porte l’immatriculation 2352 JC 75 (n° course 50) pilotée
par Jo Schlesser et Jean Claude Vidilles - 14-15 juin 1957 : 24 Heures du Mans
La n°50 3576 WO abandon suite accident à la 14ème heure. A Mulsanne, le panneauteur D.B, au petit matin s’est endormi en tenant bien en vue le panneau « ACCELEREZ » alors que les conditions météo ne faisaient que se détériorer… !! Une heure plus tard, même accident, même cause pour la D.B n°51 au même endroit.
- 03/07/1957 : Grand Prix de Rouen, 3ème au Général (Jean Claude Vidilles)
- 28/07/1957 : Grand Prix de Caen
1ère toutes catégories avec toit Polyester Hard-Top (Jean Claude Vidilles)
Suite au Grand Prix de Caen et à la victoire de Jean Claude Vidilles, colère de Monopole qui dit se faire rouler dans la farine par Bonnet, au sujet du toit en plastique, réponse de Bonnet dans le journal « L’Equipe ».
- 07/09/1957 : transformé en coupé (catégorie GT Sport Proto) devient châssis n°924
Suite à un très grave accident, la voiture avait été complètement détruite, déclarée irréparable par l’expert. Après avoir récupéré le chèque de l’assurance, René Bonnet l’a remise en service, même Châssis, caisse modifiée en coupé, nouvelle plaque de châssis qui devient le n°924.
- 15 au 21/09/1957 : Tour de France Auto, équipée d’un toit en fibre, n° course 124, Paul Armagnac – Menneron, abandon

- 23 et 24/10/1957 : Tour de Corse n° course 47, Laureau – Jaeger, 1ère de sa catégorie
- 07/04/1958 : 3 heures de Pau, n° de course 21, Laureau, 1ère de catégorie
- 13/04/1958 : Monthléry, course de vitesse n°81, Jaeger, 1ère de sa catégorie
- 28/04/1958 : Course de côte de Planchoy (près de Saint Etienne), n° de course 77, Jaeger accidenté sur le toit, voiture détruite pour la 2ème
Ne revient plus chez D.B
- 20/03/1959 : Toujours en coupé, immatriculée 599VZ84
- Devient propriété de Lucien Chanchou, garagiste près d’Avignon
- 22/12/1960 : Carrosserie restaurée
- 19/09/1962 : Achat par Clément Panfikian, devient immatriculée 2184 BX 13
- 15/04/1966 : Retour dans le Vaucluse
Achat par Franck Rastello, peinte en jaune, avec l’avant rouge, immatriculée 820 KD 84
- 1969 : achetée par Alain Charles Martin, immatriculée 739 SK 52. Stockée pendant 30 ans en très mauvais état.
- 2001 : Jean-Paul Humbert, société EPAF à Romorantin l’achète, commence la restauration, remet la carrosserie en barquette, conforme à l’origine + trains roulants.
- 2007 : Janvier, Honoré Durand la rachète en l’état d’avancement de restauration, Jean-Paul Humbert la revend pour financer un projet de refabrication de Matra à moteur Ford V8.
Ensuite Honoré Durand et son ami Akain Gawski inscriront la voiture 916/924 aux plus belles épreuves historiques, dont le Tour Auto et le Mans Classic, avant que Pierre-Henri Mahul ne reprenne le flambeau…
Sur les 2 construites pour les 24 Heures du Mans de 1957, c’est la seule survivante, l’autre ayant été détruite dans des accidents.
Informations très aimablement communiquées par l’historien de la marque D.B, Monsieur Alain Gaillard, Tél : 06.80.66.17.47
- 26 juin 2022 : Gérard DUCÈS achète la voiture aux enchères à la maison AGUTTES.

Gérard DUCÈS, né à Nogaro (Gers), chef d’entreprise durant 27 ans face au circuit auquel le nom de son créateur lui a été donné : Paul ARMAGNAC, lequel a été pilote officiel de la marque D.B de 1957 à 1961, puis en 1962 pilote de la marque « Automobiles René Bonnet », année de son décès à Monthléry, sur barquette René Bonnet.
- 2023, 20 octobre : Gérard DUCÈS inaugure le site internet paul-armagnac.fr dédié au pilote retraçant toute sa carrière.
- 2025, du 7 au 13 avril : Participation au Tour de France Auto, avec Corine Armagnac 4ème fille de Paul Armagnac, 68 ans après son papa, comme copilote et Gérard DUCÈS pilote. N° de course 7, 71ème en Régularité sur 105 concurrents classés et 35ème en VHC sur 49 concurrents classés, le tout sur 150 concurrents au départ !
- 2026 : dernière participation au Tour de France Auto avec Gérard DUCÈS pilote et sa fille Déborah DUCÈS-LASBATS, copilote.
La D.B, inscrite en « Régularité » parmi 150 concurrents termine 77ème et 40ème en VHC sur 53 voitures classées. - 2026 : à la suite de ces deux Tour de France, il est temps de faire de gros travaux : soufflet crémaillère, réfection vilebrequin, usinage cylindres et culasses, changement chemises et pistons et segments, réfection boîte de vitesse, modification gicleurs, réglage carburateur et allumage, rodage de 1.000 km effectué.
Septembre 2026 : la D.B HBR5 Le Mans de 1957 est maintenant équivalente à une voiture neuve, conforme à sa configuration l’année de sa construction en 1957, avec 1.000km parcourus !
Elle est éligible au Tour de France, Tour de Corse, Mille Miglia, Le Mans Classic…
Elle l’exemplaire UNIQUE DE 1957
Le Tour de France Automobile, a été créé en 1899. Cette plus ancienne épreuve de compétition automobile a connu plusieurs interruptions. En 1992, Patrick Peter, avec l’appui de quelques inconditionnels, fait renaître le Tour Auto de ses cendres sous la forme d’une course historique réservée aux voitures qui ont participé au Tour de France Automobile original entre 1951 et 1973.
En 1957, l’écurie D.B (Deutsch/Bonnet) inscrit 3 véhicules lors des 24 Heures du Mans : une barquette 1956 relookée, arborant le numéro de course 49, et deux barquettes 1957 inédites, flanquées des numéros 50 (pilotée par Jo Schlesser) et 51 (pilotée par Paul Armagnac et Gérard Laureau).

La voiture numéro 50, qui était en tête à l’indice, part en carrosserie puis se voit greffée d’un toit en fibre, issu du moule du coach HBR5, riveté grâce à un jeu de cornières en aluminium.
C’est sous cette forme, pas encore peinte, engagée en catégorie Grand Tourisme, qu’elle termine 3e du Grand Prix de Rouen, puis remporte le Grand Prix de Caen, avec Jean-Claude Vidilles au volant. Après cette course, cette D.B va ensuite écumer les courses, en version berlinette, avec en point d’orgue le 6e Tour de France Automobile (numéro 124, Armagnac – Menneron, abandon), et le Tour de Corse (numéro 47, Laureau – Jaeger, victoire de classe). Début 1958, Gérard Laureau remporte encore la catégorie GT au Grand Prix de Pau (numéro 21), tandis que Jean-François Jaeger la conduit encore à la victoire à Montlhéry, aux Coupes de vitesse (numéro 81). Sa dernière sortie officielle, à la course de côte de Planfoy, près de Saint-Etienne (pilote Jaeger, numéro 77), lui est fatale : elle est gravement endommagée sur sortie de route.

Ce véhicule entièrement restauré a été acquis aux enchères par Gérard Ducès le 26 juin 2022.